• Quarante jours pour être fortifiés dans la foi, par une prière renouvelée : le Carême est l’occasion de sortir de nos routines, des prières récitées machinalement, pour vivre de vrais rendez-vous et une vraie conversation avec Dieu. Dieu nous parle, écoutons-Le ; Dieu nous entend, parlons-Lui en vérité et avec confiance ; Dieu sait ce dont nous avons besoin, cessons de nous inquiéter.
• Quarante jours pour aimer d’un amour désintéressé, en nous décentrant de nous-mêmes : le jeûne de tout ce qui renforce notre égocentrisme peut nous aider à mieux aimer, de manière chaste. En nous tournant vers les autres, en pratiquant les petits sacrifices par amour de Dieu et de notre prochain, notre cœur s’élargit, et apprend à être proche de toute personne humaine.
• Quarante jours pour espérer : nous renonçons à chercher notre sécurité dans les biens matériels, en partageant avec ceux qui ont faim, qui sont sans abri, qui manquent de tout. Espérer, c’est compter sur Dieu, qui nourrit les oiseaux et habille l’herbe des champs (cf. Matthieu 6, 25-34). L’humilité, l’esprit de pauvreté, la confiance en Dieu et le partage sont le fondement de l’espérance.
Durant ces quarante jours, nous nous exercerons à remporter des petites victoires dans le combat spirituel en maîtrisant nos appétits, en confiant à Dieu nos désirs pour ne poursuivre que ceux qui sont conformes à sa volonté. Ainsi, nous soutiendrons le choix des catéchumènes de suivre le Christ pour devenir de vrais chrétiens.
En nous tournant vers Dieu et en vivant de manière plus évangélique, nous grandirons en liberté intérieure, en clairvoyance, en charité, dans l’unité et la fraternité. Nous deviendrons des collaborateurs de Dieu plus souples et plus féconds de la fécondité même de Dieu.
Prions les uns pour les autres pour que nous vivions un Carême qui réjouisse le Cœur de Dieu !
Bon Carême !